L’avarie sans preuve
Le client réclame pour une caisse abîmée. Personne ne peut dire sur quel trajet le dommage est apparu, ni qui la détenait la semaine d’avant.
Quand vous transportez des conteneurs, le client ne parle pas de missions : il parle de numéros. Un litige d’avarie commence par un numéro, une surestarie se calcule sur un numéro, et « où cette caisse est-elle passée, et avec qui » est une question à laquelle un tableur ne répond pas. Le conteneur est donc un répertoire à part entière, pas une ligne de texte dans la description de la marchandise.
Le client réclame pour une caisse abîmée. Personne ne peut dire sur quel trajet le dommage est apparu, ni qui la détenait la semaine d’avant.
La compagnie facture la détention parce que la caisse est restée trois jours de trop. On l’apprend sur la facture, jamais avant.
Un chiffre inversé dans le numéro et le terminal refuse la caisse. La faute de frappe a été faite au bureau ; elle se paye au port.
Type et taille (dry, reefer, open top, flat rack, citerne, vrac ; 20 ou 40 pieds, high cube), tare, poids brut maximum, date du prochain examen CSC, marque et opérateur. La charge utile se calcule toute seule.
Le détail qui compte. La position de chaque caisse est lisible dans la liste : au dépôt, ou en mission avec le numéro du dossier.
Le chiffre de contrôle ISO 6346 est recalculé à chaque frappe : si le numéro ne tombe pas juste, le produit annonce le chiffre attendu. La faute est attrapée par l’opérateur qui saisit, jamais par le port qui décharge.
Le détail qui compte. Le même code fait le calcul dans le navigateur et sur le serveur — une seule implémentation de la norme, donc aucune divergence possible entre l’aide à la saisie et la validation.
Tous les numéros du monde ne suivent pas la norme, en particulier les caisses appartenant au chargeur. Elles s’enregistrent avec une case cochée explicitement : la règle existe, et elle a une porte.
Le détail qui compte. Le préfixe suggère l’opérateur (MSKU → Maersk) à partir du registre BIC embarqué, mais n’écrit jamais rien dans votre répertoire de marques : il propose, vous confirmez.
Chaque mission où la caisse est passée, avec le client, le numéro de plomb, la date de restitution. C’est la réponse par laquelle commence toute discussion d’avarie, et elle tient en un écran.
Le détail qui compte. L’historique est assemblé à la lecture depuis les mouvements réels : aucune colonne recopiée qui pourrait diverger des faits en silence.
Plomb, plein ou vide, poids de la marchandise, fin de franchise : ce sont des propriétés du voyage, pas de la caisse. Elles changent d’un trajet à l’autre et s’enregistrent sur la mission, à côté de l’attelage.
Le détail qui compte. La fiche du conteneur ne porte que son passeport technique. C’est ce qui permet à l’historique d’avoir un sens : la caisse ne « devient » pas pleine, elle l’a été sur tel dossier.
Le bon de commande et les lignes de facture impriment les numéros de conteneurs. Le client retrouve dans le document exactement les caisses dont il a été question.
Le détail qui compte. Les documents gardent un instantané du numéro : corriger une fiche plus tard ne modifie pas un papier déjà parti chez le client.
| Conteneur | Taille | Type | Position | Trajets |
|---|---|---|---|---|
| MSKU 123456-5 | 40′ HC | Reefer | en mission · M-0705 | 18 trajets |
| TCLU 765432-0 | 40′ | Dry | au dépôt | 24 trajets |
| CMAU 209871-3 | 20′ | Dry | en mission · M-0704 | 11 trajets |
| MSCU 641230-7 | — | — | chiffre de contrôle attendu : 0 | saisie |
Renommer une caisse qui a roulé transférerait silencieusement ses dix-huit trajets à une autre. Avant le premier mouvement, le numéro est un brouillon librement corrigeable ; après, une erreur se corrige en archivant la fiche et en créant la bonne.
Marchandise plus tare au-dessus du brut maximum : le produit prévient. Il ne bloque pas — le pont-bascule est au terminal, et un logiciel qui interdit ce que la réalité autorise finit contourné.
Une règle d’alerte prévient N jours AVANT la fin de la franchise. Après, ce n’est plus un avertissement, c’est une facture de surestaries.
Une caisse sortie du parc disparaît des listes et des sélecteurs, mais son historique reste lisible : les missions passées ne perdent pas leur conteneur.
Décision assumée : pour un transporteur de conteneurs, un TMS sans registre de caisses ne sert à rien. Le vendre à part reviendrait à facturer deux fois le droit d’utiliser le produit.
Elles s’enregistrent avec la case « numéro hors ISO 6346 ». Elles perdent la vérification du chiffre de contrôle — qui n’a pas de sens sur un numéro propriétaire — et gardent tout le reste : historique, position, documents.
Oui, la recherche porte sur le registre entier : « où est MSKU 123456-5 » est une requête, plus un appel au dispatcheur. Le numéro se saisit avec ou sans espaces et tirets, comme les gens l’écrivent.
Le produit enregistre la fin de franchise par trajet et vous prévient avant l’échéance. Le calcul du montant reste chez la compagnie maritime : nous ne facturons pas à sa place, nous faisons en sorte que la date ne vous surprenne pas.
Créez le compte, cochez vos modules, ajoutez les camions — la première mission part aujourd'hui.